Lundi 2 avril 2007 1 02 04 2007 20:13

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Par Front de Libération Anti Ségolène - Publié dans : flas
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Lundi 26 mars 2007 1 26 03 2007 22:16

Titre III: Présidente de la réussite éducative et culturelle

 

 

 

            On s’accordera avec le PS quant au diagnostic de la situation du système scolaire. L’école ne dispose plus de son « aura », n’étant plus respectée car plus considérée comme un moyen d’intégration et encore moins d’ascension sociale. On ne peut donc plus s’étonner de la difficulté existante a inculquer les règles et autres normes fondamentales de notre société.

            Le PS pointe tous les acteurs du doigt, autant les enseignants dont la formation sont à revoir que les parents qui ne s’associent pas assez au travail de leurs enfants. La structure même du système est mise en cause tant au niveau de la question de la carte scolaire que des ZEP.

            Il est absolument scandaleux de penser que 150 000 élèves puissent sortir de l’école sans qualification. Tout le monde s’accorde sur ce diagnostic mais on ne peut qu’être révulsé de lire que « le temps de la réforme est arrivé » lorsque le PS a animé durant tout le mandat du gouvernement et notamment entre 2003 et 2005 la résistance contre les réformes de François Fillon. Lire que « l’école doit revenir sur ses fondamentaux » n’est pas sans rappeler le « socle commun » proposé par le gouvernement. Le constat est simple, soit il y a plagiat, soit il y a hypocrisie, peut-être un peu des deux au final…

            « L’école doit tenir la promesse d’égalité scolaire », mais qu’est ce que l’égalité scolaire ? Notre république est fondée sur la méritocratie et non sur l’égalitarisme. Si il faut veiller à la constante promotion de l’égalité des chances, on ne saurait accepter de voir l’école « niveler par le moyen » l’avenir du pays sous le couvert du politiquement correct. Nous ne sommes pas tous égaux face au savoir mais il existe plusieurs formes de savoirs. Qu’il s’agisse d’activité intellectuelle ou manuelle chacun doit pouvoir trouver sa juste place dans la société.

 

 Reconnaître la mission fondamentale des enseignants

 

 

 

            22- Des Etats généraux de l’éducation sur le mode participatif

             Il s’agit là d’une conférence visant a la négociation des conditions de travail et de recrutement des professeurs le tout sur le mode participatif. C’est donc sous le couvert de la démocratie que madame Royal compte laisser la réforme du statut de l’enseignant aux enseignants eux-mêmes. Bien qu’ils pourront discuter de leur retraite et de l’augmentation de leur salaire, en quoi cela peut il permettre de restaurer leur autorité dans la salle de classe, en quoi vont-ils être plus efficace ? Le mode participatif s’avère donc bien commode pour masquer le manque d’idée derrière la démocratie, c’est la méthode qui a aboutit à la rédaction de ce pacte. Il s’agit donc d’une déclaration d’intention à l’attention du corps enseignant sans réel objectif de réforme. Cette proposition fonctionne sur le mode du « Je parle un peu de vous, on va essayer de faire un truc démocratique pour réformer, mais on verra les modalités après l’élection », comme si le diable ne se cachait pas dans les détails…

 

 

 

Si la candidate reconnaît la mission fondamentale des enseignants dans l’aboutissement de sa campagne, on peut douter de la pertinence de cette proposition quant à l’objectif déclaré.

 

 

 

S’attaquer à l’échec scolaire à la racine

 

 

 

 

 

Question préalable,

quelle est la racine, la cause de l’échec scolaire ? Aucune analyse n’est proposée, aussi on essaiera de déterminer la vison du PS à ce sujet a travers les propositions émises.

 

             23- La scolarisation obligatoire des 3 ans et le service public à la petite enfance

  La cause de l’échec scolaire réside pour le PS dans la structure de l’enseignement dans les classes maternelles. Donc plutôt que de proposer une refonte des méthodes ou des programmes, on préfère abaisser l’age de la scolarité obligatoire. Rappelons que la scolarité en suisse est obligatoire à partir de 6 ans seulement et que le taux d’illettrisme et d’échec scolaire est moindre qu’en France.

 

 

 

La question de la langue parlée est elle aussi importante, mais aucune précision n’est apportée quant à la méthode ou aux moyens qui peuvent être mis a disposition en vue de l’accomplissement de cet objectif. De même, qu’est ce que maîtriser la « langue parlée » à la maternelle ? Certains enfants ont besoin de plus de temps, d’autres moins et il faudrait au moins s’entendre sur un niveau d’expression, en terme de structures grammaticales et de vocabulaire à dominer pour l’enfant. Tout ceci reste donc assez flou.

Quid du problème de l’illettrisme ? Si l’UDF en a fait l’un de ses chevaux de batailles, le PS semble ignorer ce problème tout comme celui des méthodes de lectures. La candidate socialiste estime donc que la cause de l’échec scolaire réside dans le fait de ne pas maîtriser la langue à la maternelle… C’est pour cela que 150 000 élevas sortent du système sans qualification, comme quoi, « Tout vient de l’enfance » !

L’idée de service public de la petite enfance est tout aussi floue. Quels en seront les missions, les domaines d’actions ? S’agira t’il d’un service éducatif ? De protection ? De garderie ? Les trois a la fois ? Et surtout quels personnels et quels moyens ? Se service sera-t-il rattaché a l’école ou se situera-t-il en dehors ? On reste dans l’obscurité la plus complète qui caractérise la déclaration d’intention.

 

 Si Le ps veut s'attaquer à l’échec scolaire à la racine, il ne fait rien pour endiguer celui qui existe déjà. Il faudra donc attendre au moins 10 ans pour faire un premier bilan soit accepter en attendant de laisser 1 500 000 personnes sur le carreau.

 

 Réaliser la promesse d’égalité scolaire

 Que faut-il entendre par égalité scolaire ? S’agit-il de réaffirmer l’égalité des chances de tous à l’école, de promouvoir les formations manuelles et techniques au même rang que celles plus abstraites ou de chercher à niveler les performances par le milieu et ainsi se priver des élites de demain ? Encore une fois on doit faire face à une formule cabalistique que chacun est libre d’interpreter comme il le souhaite.

 

 

 

 

             24- Gratuité du soutient scolaire

  Il s’agit là et il est important de le dire, d’une vraie bonne idée. Chacun devant pouvoir disposer des même chances à l’école, il est normal que l’éducation nationale propose des heures de soutient afin de proposer une alternative publique aux cours privés. Il reste néanmoins a savoir qui fera office de « répétiteur », s’agira t’il des mêmes professeurs ou d’étudiants ? Pas de précision là-dessus

 

 

 

 

              25- Les élèves par classe

 Vouloir limiter le nombre d’élèves dans les petites classes est une bonne idée. Mais vouloir attribuer des dotations supplémentaires aux etablissements en fonction des élèves en difficulté est il bien nécessaire ? La cause de l’échec scolaire n’est pas que nos enfants manquent de cahiers. En revanche on peut inciter par ce biais certains établissements à laisser de coté certains élèves afin de conserver des subventions plus importantes. Peut être serait-il préférable d’approfondir la limitation du nombre d’élever par classe en l’étendant à toutes les écoles et dans toutes les classes de la primaire. De plus il eut été tout aussi judicieux d’élargir les mesures de soutient aux petites classes de façon a lutter contre l’échec scolaire a la racine.

 

 

 

 

             26- La révision de la carte scolaire

 L’enjeu de cette proposition est de lutter contre la « ghettoïsation » de certains quartiers et notamment des banlieues en favorisant la mixité sociale par la mixité scolaire. Ainsi la révision de la carte scolaire doit permettre la création d’un réseau d’éducation prioritaire centré sur les élevas plutôt que des ZEP orientés autour des établissements.

 

 

 

Cette proposition pose deux problèmes. Qu’en est il dans un premier temps de cette révision de la carte scolaire ? Promise depuis bien longtemps par la candidate, elle n’en dit pas les modalités. S’agit il d’une réorganisation géographique des zones proposant un choix plus large au parents ou une suppression pure et simple au moins dans certaines zones ciblées ?

Dans un second temps on ne peut que s’interroger au sujet des REP. Est il question de faire disparaître les ZEP ? Rien non plus sur l’organisation, les moyens et les objectifs de ces réseaux. Tout ça reste très flou.

L’enjeu social est important mais ne semble pas prendre en compte la liberté des parents dans le choix de l’établissement. De fait, la réorganisation de la carte n’a pour but que de masquer le manque profond de mixité sociale dans nos villes. Le fossé entre les quartiers serait ainsi occulté par la mixité artificielle des écoles encore qu en faisant jouer la concurrence entre écoles par la suppression on ne fait que continuer de dresser « bons » et « mauvais » établissements les uns contre les autres. Cela ne fait que dénoter l’absence d’une vraie politique de la ville chez la candidate qui serait susceptible de résorber le fossé social. De plus, le REP, en se centrant sur l’élevé ne fera que le stigmatiser lui plutôt que son établissement. S’il vaut mieux sacrifier l’image des élèves a celle des écoles selon le PS, une telles politique ne peut que fragmenter les inégalités sans toutefois les résorber.

 

             27- Renforcer la présence des adultes

 L’autorité semble faire défaut dans notre société aujourd’hui et notamment à l’école. L’idée est de la rétablir par le renforcement de la présence des adultes dans les écoles et même au sein des classes. Deux questions se posent.

 

 

 

De quels « adultes » parle t’on ? S’agit il d’emplois jeunes ? De surveillants ? De policiers ? De militaires ? De retraités ? De personnels sociaux ? Rien n’est précisé à ce sujet. Mais plus important, quid de la présence d’un deuxième adulte dans la classe ? Cela ne conduirait qu’à ôter au professeur la crédibilité qui lui reste devant ses élèves. Il s’agit là d’un « flicage » sans policiers qui ne saurait rendre aux professeurs la confiance qu’ils ont perdu.

 

             28- L’implantation de CPGE en banlieues

 Il s’agit là d’une mesure absolument ridicule qui témoigne d’une profonde méconnaissance du système des CPGE. Il s’agit de classes spéciales préparant aux grandes écoles. Elles sélectionnent sur dossiers et non sur critères sociaux sans qu’il y ait aucune sectorisation. Les inégalités entre élèves face à la sélection sont le fruit d’une inégalité des moyens et non des talents. Aussi créer des classes en banlieues pour ces populations ne peut que les conduire a se cloître toujours un peu plus dans leurs quartiers ce qui est en contradiction avec la proposition précédente.

 

 

 

 Aussi, s’il faut favoriser l’ouverture de nouvelles classes prépa, il faudrait veiller à le faire en partenariat avec les universités tout en veillant à développer en amont les aides et les soutiens aux étudiants de banlieues en vue de la présentation de leur candidature à ces classes. C’est là le meilleur moyens de relancer l’ascenseur social en banlieue tout en veillant aux impératifs d’équités entre les quartiers sans pour autant marquer ces étudiants au fer rouge.

 

             29- Les emplois parents

  Question fondamentale, qu’est ce qu’un emploi parents ? Est-il question d’emplois pour les parents ou de développer des emplois autour du secteur parental ? La candidate lance ici un mot, une idée sans la définir, chacun met donc derrière ce qui lui plait. Quoi qu’il en soit, cette proposition s’attache à la restauration de l’autorité parentale via la création « d’écoles de parents ». Il est intéressant de voir qu’il est nécessaire de « refaire » l’éducation des parents ! Est-ce là une forme de procès larvé contre mai 1968 ? De fait cela ne peut que discrediter les parents plus que leur rendre service. Les renvoyer à l’école c’est tout bonnement les pousser a reconnaître une certaine forme «d’incompétence" devant leurs enfants. Quel respect peuvent-ils espérer après cela ?

 

 

 

Si une politique de fond est nécessaire, elle ne saurait prendre une forme aussi caricaturale et stigmatisant. S’il doit y avoir du soutient parental, il doit être personnalisé et rester informel.

Pour autant, bien au delà de ces questions pratiques se dessine un débat de fond que contourne le PS : comment les parents doivent-ils éduquer leurs enfants ? La question est sous jacente mais n’est pas abordée de front, de même que la critique des idées de mai 68.

 

             30- La loi de programmation des universités

 Cette loi vise à restaurer la place et la qualité de l’enseignement supérieur en France. Ainsi elle prévoit une augmentation de la dépense par étudiant afin de l’établir à la moyenne de l’OCDE, tout en garantissant l’autonomie et le financement des universités par les Régions.

 

 

 

Il s’agit là du résultat d’un mauvais diagnostic, d’une observation biaisée du supérieur en France. Le problème de l’université est triple, elle manque de moyens, de crédibilité, de débouchés. Dés lors le moyen le plus certain et le plus efficace pour réformer ces enseignements seraient :

1)                          D’associer les universités avec les entreprises avant les régions. Le mécénat ne peut que permettre de faciliter le financement des facultés tout en favorisant les débouchés et la professionnalisation  par les stages.

2)                          De mettre en place une forme de sélection à l’entrée de l’université. La sélectivité à l’entrée est plus acceptable que l’écrémage sauvage par les examens et permettrait de réaliser des économies substantielles par étudiant en limitant ainsi des réorientations évitables

3)                          D’associer les CPGE et les grandes écoles aux universités afin de faciliter aux étudiants l’accès à des formations diversifiées tout en renforcent la crédibilité des établissements par la présence de ces pôles d’excellences.

4)                          De regrouper les université entre elles afin de développer la collaboration en matière de recherche, mais aussi en recherche appliquée par une connection plus grande avec les entreprises.

Sous couvert d’une politique aveugle des moyens, la candidate occulte ces 4 grands défis auxquels nos universités doivent faire face.

 

             31- Le service public d’orientation

 C’est assez triste à dire mais de tels services existent déjà ! Pour autant il est important de développer ces services, l’orientation avant le début des études est fondamentale, le PS a raison de le préciser. Il est important de renseigner  sur les débouchés mais également sur les chances de réussite dans la filière sans une solide motivation. La sélection doit être assez souple pour ne pas écarter les étudiants les plus motivés qui n’auraient pas eu les résultats requis au préalable. Aussi, s’il faut penser orientation il est tout aussi important de penser réorientation et surtout dans les premiers cycles. Il y a là un vrai travail à faire.

 

 

 

 

             32- L’allocation autonome

 Cette mesure est difficile à évaluer dans la mesure ou aucun chiffre n’est disponible. On ne sait pas de quoi il s’agit, aucun montant moyen n’est disponible. Il est certain qu’il y a une différence entre payer un coup a boire a la jeunesse en lui donnant 50 euros et lui permettre de se payer un logement.

 

 

 

Le fond de la question n’est pas là. Cette mesure vise à retenir les étudiants le plus longtemps hors du marché du travail pour juguler le chômage en cas de faible croissance. Aussi on accepte d’emblée de former des générations d’assistés sans aucune motivation au travail. Le trait est certes forcé mais il semblerait préférable de développer les bourses tout en les modulants sur le critère du mérite, voire de la progression de l’élevé ce qui constituerait une véritable incitation au travail sans pour autant retenir les étudiants à l’université.

 

             33- Engager le chantier national proposé par le Conseil de l’emploi, des revenus et de lacohésion sociale.

 

 C’est là une proposition à l’opacité héraclitéenne. De quoi s’agit-il ? Quel est l’objet de ce chantier ? Quel en est l’enjeu ? Quel est son lien avec les questions d’éducation ? La candidate propose de réfléchir à la cohésion et l’insertion sociale… mesure assez intéressante…Est-ce là une façon comme une autre de dire que le PS va prolonger l’action de Borloo ?  La proposition est trop lacunaire pour pouvoir faire l’objet d’un commentaire de fond.

 

             34- Soutenir la création

 Une fois de plus, nous voilà face à une déclaration d’intention. Il s’agit de la simple promesse de soutenir une politique culturelle. Rien n’est précisé sur la nature de ce soutien à l’emploi culturel, sur les types de contrats ou de manifestations. Cela revient au même que de se déclarer en faveur de la paix dans le monde, ce n’est pas une vraie proposition.

 

 

 

 

             35- Le développement de l’enseignement artistique

 Il est vrai que nous sommes en manque de créatif, que le pays accuse un déficit artistique terrifiant. Alors que l’analphabétisme se pose chaque jour comme un enjeu de fond, que les filières scientifiques ou le pays excelle sont délaissées, madame Royal nous propose d’apprendre à jouer de la flûte.

 

 

 

Bien que ce ne soit pas la question la plus prioritaire qui soit, le partenariat Régional est ici un choix judicieux tant pour l’entretiens des équipements et des locaux que pour le recrutement des personnels. On ne peut d’ailleurs que s’étonner de voir à quel point le PS semble soulagé de trouver un emploi aux intermittents et aux étudiants.

 

             Si l’école doit revenir à ses fondamentaux, retrouver son autorité, et relancer la mobilité sociale, il faudra bien plus que les mesures annoncés par madame Royal. En effet, là ou elle ne conduit pas au discrédit de facto de l’autorité et des parents et des enseignants, elle ne semble pas prendre la mesure des réformes structurelles nécessaire au développement d’un enseignement de qualité dans le pays.

            L’égalité scolaire s’apparente plus derrière le remaniement de la carte scolaire à la stigmatisation des élevés en difficulté qui de toute manière auront le temps de prendre acte de leur condition dans la mesure où ils seront tenus le  plus longtemps possible en dehors du marché du travail. Le PS ne fait aucun diagnostic des causes de l’échec scolaire et ne s’attaque qu’à ses symptômes et encore de façon partielle.

            Enfin aucune réforme de fond, ni des programmes, ni des structures n’est annoncée. La politique des moyens semble l’emporter sur le redéploiement des ressources notamment à l’échelon universitaire qui reste isolé des entreprises et de la recherche. Si l’Etat ne peut pas tout faire, il est certain qu’il ne fait pas non plus de miracles.

Par Front de Libération Anti Ségolène - Publié dans : Contre Pacte du FLAS
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Lundi 26 mars 2007 1 26 03 2007 08:06

Donnez nous vos impressions sur le départ de Nicolas Sarkozy. Pensez-vous que c'est un bon choix stratégique?

Quel gouvernement formerait-il à votre avis s'il était élu Président de la République?

Par Front de Libération Anti Ségolène - Publié dans : Cafés Po
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Samedi 24 mars 2007 6 24 03 2007 11:05

Au lendemain du 1er tour, le Président du Conseil Général de seine et marne (PS) viendra débattre avec les étudiants de la fac de droit de Melun.

Si vous êtes intéressés... Laissez un message!

Par FLAS - Publié dans : Cafés Po
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Lundi 19 mars 2007 1 19 03 2007 22:11

Après Yves Jégo en novembre, les étudiants de la fac de droit de Melun auront le plaisir de débattre avec M. Mignon (Député UMP de la 1ere circonscription de Seine et Marne) le 5 avril à Melun au Cotton's Club.

Pour plus d'infos et si vous êtes intéressés, contactez Amandine au 06 84 36 45 26

Par Front de Libération Anti Ségolène - Publié dans : Cafés Po
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Dimanche 18 mars 2007 7 18 03 2007 21:38

Magnifique discours de Nicolas Sarkozy aujourd'hui devant 10000 jeunes au Zénith!

Pour ceux qui l'ont râté... Que vous dire d'autre que vous avez râté de l'excellent Sarko mais aussi de l'excellent Martin Solveig!!!!!!

Il est certain que ce n'est pas Ségolène qui nous aurait fait vibrer autant!!!! Sarko, PRESIDENT de la France qui bouge car avec Royal la France s'ennuie!

La jeunesse est avec toi!

Par Front de Libération Anti Ségolène - Publié dans : flas
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Lundi 12 mars 2007 1 12 03 2007 21:05

Salut à tous les lecteurs!

Bon alors le 18 se tient à Paris un grand Meeting en présence de Nicolas Sarkozy!

Inscrivez vous à l'adresse suivante en laissant vos coordonnées (adresse, tél, mail...)

18mars@sarkozy.fr

 

A bientôt

L'équipe du FLAS 

Par Front de Libération Anti Ségolène - Publié dans : flas
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Samedi 3 mars 2007 6 03 03 2007 17:46

 

 

 

 

 

Titre 4 : La présidente de la sécurité sociale
 
Quel est le diagnostic de la candidate ? La sécurité sociale doit relever aujourd’hui deux défis majeurs selon madame Royal, premièrement l’accès au soins via la CMU et dans un second temps la question des retraites.
Selon elle, le problème de l’accès au soins relève d’une hausse du coût de la santé (qui peut s inscrire dans la hausse globale du coût de la vie) et dans l’égalité de tous devant l’accès aux soins. La question qui se pose d’emblée est de savoir ou se nichent les inégalités relatives à l’accès aux soins ? Sont-ce des inégalités territoriales ? Sociales ? Y a-t-il des tranches d’ages privilégiées aux dépend d’autres ? Madame Royal agite le spectre de l’inégalité mais ne la définit pas.
La deuxième question abordée, celle des retraites, semble plus importante. Elle occupe plus d’espace et inquiète donc d’avantage la candidate. Deux enjeux sont définis dés le départ. Le premier est celui de la « réhabilitation sociale » des retraités, le second celui du financement. Ainsi elle répète ce qui a déjà été proposé depuis 5 ans sur les questions de la durée du temps de travail ajustée selon les cas a la dureté de l’emploi. L’idée la plus importante n’apparaît pas directement, en effet, si les retraités doivent rester des citoyens jusqu’au bout et éviter la « mort sociale », la candidate ne songerait-elle pas a imposer aux seniors une activité d’utilité publique pendant la retraite ? Cela ne reste évidemment qu’une spéculation et nous ne chercherons pas à lui faire un procès d intention.
Madame Royale se pose donc comme impératif de revenir sur le financement des retraites afin de le garantir, tout en en rendant les règles « équitables et légitimes ». Elle insinue donc que le travail de la droite depuis 5 ans a été inutile et qu’il faut absolument détruire les avancées accomplies même si elles vont dans le même sens qu’elle.
Le seul enjeu de ce titre est de stigmatiser la droite. Elle est rendue responsable de l’état de la sécurité sociale et du système hospitalier. Plutôt que de chercher de vraies réponses, la candidate s’efforce de pointer sur les insuffisances supposées du travail du gouvernement qui a, rappelons le, renfloué la sécurité sociale et mené une première réforme des retraites non accomplie par M. Jospin.
 
La santé pour tous
 
Une seule question : Avant d’agiter l’épouvantail de l’injustice, de quelles inégalités parle t’on ? On retrouve là un procédé classique de la candidate qui brandit une menace sans la définir afin que chacun puisse y voir ce qu’il veut.
 
 36 - Plan de prévention et de recherche sur les grandes maladies
 
C’est là un effet d’annonce jouant sur le paradoxe des politiques publiques. En effet, plutôt que de proposer un plan intéressant de financement de la recherche en général, la candidate propose de planifier cette dernière. De la même manière, elle souhaite lancer une vague de prévention contre les grandes maladies. Un seul problème, on ne peut planifier les avancées de la recherche et on fait tous les ans de la prévention contre le SIDA, les MST, les hépatites etc… Enfin si quelqu’un sait comment se prévenir de l’Alzheimer ou des maladies orphelines… De fait cette proposition n’avance rien de concret mais vise plutôt a sensibiliser les malades autour du projet socialiste. Bel exercice démagogique
 
 
37 - Le financement de l’hopital public
 
Il s’agit là d’une déclaration d’intention puisqu’elle s’engage sur une garantie sans préciser comment elle va effectuer ce financement. L’avantage de ce paragraphe est de permettre enfin de voir que les inégalités dénoncées sont d’ordres territoriales
Proposition 38 Créer des dispensaires
Il est assez paradoxal de voir la candidate réaffirmer l’égalité territoriale dans la proposition précédente et proposer maintenant la création de dispensaires pour les ruraux. S’agit-il bien d’égalité dans ce cas là ? La question qui se pose est celle du personnel médical. En effet si les médecins ne s’installent pas de plein gré en zone rurale va-t-on les mandater dans les dispensaires ? Rien non plus sur des systèmes éventuels de tournée médicales en campagne afin de pouvoir suivre au plus prés certaines personnes âgées isolées hors dans villes.
 
 
39 - La carte santé jeune
 
Cette carte permettrait la gratuité de la contraception féminine ainsi qu’un consultation gratuite tous les 6 mois. Autant l’idée de la gratuité contraceptive est bonne (encore qu’il faudra l’accord des groupes pharmaceutiques) autant celle de la consultation est une fausse bonne idée. Il faudra donc que le « jeune » attende 6 mois avant d’être malade pour que sa consultation lui soit utile. De la même manière, ce ne sont pas les populations les plus exposées. En effet, c’est surtout passé 50 ans que la consultation semestrielle devient impérative. On aurait tout aussi pu penser a un plan de dépistage gratuit du cancer du seins pour les femmes. Il s’agit donc là d’une fausse proposition.
 
 
40 -Renforcer la medecine scolaire et celle du travail.
 
S’agit il de reformer la structure de ces institutions afin de les rendre plus efficaces ou simplement d’injecter des crédits supplémentaires ? On pourrait pour commencer, attribuer ces taches a de vrais médecins et non a des infirmières et dans un second temps rendre ces derniers responsables seulement devant leurs hôpitaux et non devant l’employeur ou le chef d’établissement afin de garantir leur neutralité et leur pleine compétence (surtout pour la médecine du travail)
 
 
41 - Reaffirmer la CMU et sanctionner le refus de soins
 
Réaffirmer la CMU est une action « perlocutive ». Il s’agit seulement de le dire pour que cela soit fait. La proposition est donc déjà réalisée…Rien ne garantie néanmoins son efficacité ! Quand au refus de soins il convient de savoir de quoi l’on parle. Si l’on va voir un cardiologue pour un problème digestif il est clair qu’il ne vous soignera pas ! Mieux vaut donc améliorer le système de médecine référentielle en ciblant les consultations chez les spécialistes afin d’optimiser les soins plutôt que de sanctionner bêtement.
 
42 - Les allocations pour les handicapés
 
Même idée que pour les grandes maladies, il s’agit de glisser un mot en leur faveur afin de s’attribuer leur vote. En effet, cela peut être une bonne idée d’échelonner les allocations en fonction du degré d’invalidité, reste à savoir comment quantifier le dommage subit en fonction de la qualification de la personne. Comment évaluer le dommage entre un maçon ayant perdu une main (il ne peut donc plus travailler) et une personne n’ayant pas l’usage de ses jambes (peut réaliser un travail de bureau) ? De plus il n’y a rien en vue d’assurer une meilleure représentation des handicapés et des invalides sur le marché du travail, on préfère les garder sagement a la maison en leur reversant des aides là ou le travail leur aurait été grandement bénéfique (cela ne correspond pas a tous les cas évidemment).
 
 43 - La lutte contre l’obésité
 
Il s’agit de mettre en place un plan fondé sur la détection et une action sur la qualité de l’alimentation. La question reste de savoir comment ? Faut il que ce soit réservé exclusivement aux écoles ou aussi responsabiliser les grandes surfaces ? Dans quelle mesure associer les parents ? Rien n’est proposé en revanche pour développer les activités physiques à l’école et en dehors pour assurer un bon développement des enfants.
 
44 - Rétablir les moyens supprimés par la droite aux personnes en situation irrégulière
 
Véritable fleuron de ce titre, cette proposition agite et le spectre de l’injustice et celui d’une droite égoïste et crapuleuse. En effet, mieux vaut rétablir les moyens supprimés par le gouvernement si l’on accepte de voir ces gens s’entasser dans des squats insalubres en plein Paris. Il s’agit là de jouer sur le « pathos » de la triste situation de ces personnes et d’en rejeter la faute sur le gouvernement.
 
45 - Négocier avec les partenaires sociaux l’indépendance de la medecine du travail.
 
Comment négocie t’on l’indépendance ? Combien y a-t-il en fait, de formes d’indépendances pour qu’elles soient tant fonction du secteur concerné ? Il serait plus simple, plus rapide et plus efficace de confier ces taches à des médecins indépendants mandatés par les hôpitaux sur une base territoriale.
 
46 - Défendre l’acces aux soins dans les PED
 
Belle déclaration d’intention. Madame Royal veut tout simplement relancer le cycle de Doha et faire la loi aux groupes pharmaceutiques internationaux pour infléchir les règles du commerce international. Si elle s’estime plus compétente a ce sujet que Pascal Lamy, directeur de l’OMC , rien ne l’empêche d’aller sauver les baleines dans l’hypothèse d’un second mandat. L France n’a pas les moyens, seule, d’influer directement sur les décisions prises à l’OMC et qui ne concerne même pas les médicaments ! Les règles en cette matière obéissent à des logiques bilatérales, directement entre les états. Cela revient donc à prétendre vouloir faire de l’ingérence dans la politique commerciale américaine… belle tentative !
 
Sécuriser les retraites
 
Cela signifie en fait revenir sur le travail du droit dans ce domaine et revenir 5 ans en arrière là ou il faudrait approfondir encore la Loi votée en 2003.
 
47 - Large négociation avec les partenaires sociaux
 
Cette négociation doit parvenir a fixer un minimum de pension équivalent au SMIC, soit 1500 euros, revaloriser les petites retraites, prendre en compte la dureté du travail, favoriser l’emploi des plus de 50 ans, le financement des régimes spéciaux et le financement des retraites. Elle souhaite donc revenir sans le dire sur la loi actuelle du financement des retraites sous couvert d’une négociation avec les partenaires sociaux.
La pension minimale doit donc être au niveau du SMIC sans toucher aux régimes spéciaux et même en incluant le « travail familial » dans les conditions de départ à la retraite. La question que l’on peut donc d’emblée se poser est : Madame Royale a-t-elle des conseillers en matière de finance publique ? Elle veut le beurre et l’argent du beurre. Alors qu’elle avance que le financement des retraites n’est pas garanti elle annonce un projet absolument irréalisable et infinançable. Le projet UDF est à ce sujet beaucoup plus flexible et bien plus réaliste.
 
 
 
 
La dépendance des personnes âgées
 
48- développer le maintien a domicile des personnes âgées.
 
Proposition assez floue, s’agit-il de les maintenir à domicile plutôt qu’en maison de retraite ou plutôt qu’à l’hôpital. Bien que l’objectif soit louable on reste encore une fois dans le domaine de la déclaration d’intention puisque aucun plan n’est prévu et aucune mesure concrète permettant d’atteindre un objectif encore indéfini ! Quid de l’aide à domicile, des tournées de médecins ou d’infirmières ? Rien de concret n’est proposé.
 
49 - Augmenter le nombre de place dans les structures existantes.
 
Pour ce faire elle insiste sur la formation du personnel et sa qualification. Jusqu'à preuve du contraire les infirmières ne fabriquent pas de lits et les médecins ne font pas de maçonnerie non plus. Autant il est nécessaire d’avoir du personnel bien formé, autant il faut bien se rendre compte que ces structures sont privées. Aussi, à moins d’une subvention, c’est la demande qui détermine la possibilité d’investissement à l’avenir et les possibilités de développement. Hors il est certain que la proposition 48 ne viendra pas favoriser cette idée, il y encore en effet contradiction dans les propositions de la candidate.
 
 
 
La présidente de la sécurité sociale est pleine de bonnes intentions, c’est le moins que ‘on puisse dire. Néanmoins elle ne se donne pas les moyens de ses ambitions et avance des promesses en totale contradiction avec les impératifs de finances publiques de l’Etat.
En outre ses propositions visent principalement à rassembler certaines franges de la population autour d’elle plutôt que de s attaquer aux racines des questions abordées. Elle favorise l’accès au soins des jeunes alors que ce sont les seniors qui en ont le plus besoin par exemple.
Enfin rien n’est prévu pour gérer la question des retraites et du rôle social que pourraient remplir les seniors. Plutôt que d’affirmer leur importance dans notre société, elle préfère les maintenir à domicile ou en maison de retraite confortablement installés avec une pension égale au SMIC. On aurait tout aussi bien pus les faire intervenir dans le cadre scolaire ou associatif par exemple. Cela aurait été sans doute un meilleur remède contre la « mort sociale » dénoncée par le PS.
 

 

 

 

 

Par Front de Libération Anti Ségolène - Publié dans : Contre Pacte du FLAS
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Samedi 3 mars 2007 6 03 03 2007 17:44

Nous nous réjouissons de voir avec quelle surprenante rapidité vous avez réagis à notre réponse. Nous ne pouvons donc que vous remercier encore de l'intérêt que vous portez à notre entreprise!

 

La démagogie doit être toujours dénoncée! Elle est une dérive de notre démocratie d'opinion et le seul contre pouvoir possible à ce phénomène est le jugement critique au plus profond de la conscience des citoyens. Aussi, si nous critiquons la communication de madame Royal c'est parce que nous l'estimons plus dangereuse de celle de Mr Sarkozy qui l'est tout autant avouons le!

 

Enfin, je ne trouve pas que votre remarque principale soit un coup bas. Nous connaissons l affiliation politique des noms cités mais ce n'est pas parce qu'ils sont des hommes de gauche qu'ils ne sont pas citables par tous! Nous sommes citoyens avant d'être partisans! Mais on pourrait citer tout aussi aisément les noms de Daladier, Pinay ou même Raymond Barre, voire même Edouard Balladur qui aujourd' huit encore est applaudit à l'assemblée par la gauche comme par la droite!

 

Mais pour en revenir à Jaurès et à Blum, ce sont des références que même la gauche n'ose plus citer. Autant madame Royal ne prend même plus la peine de rappeler qui sont les penseurs  l'origine de la structure qui la supporte autant il n'y a aujourd'hui que Mr Sarkozy qui tente de réhabiliter le fond de la pensée des fondateurs de la grande SFIO!

 

La gauche a abandonnée l'idée du travail comme valeur depuis les années 1970 au profit de la promotion de thèmes sociétaux. Pour autant ce n'est pas une valeur désuète à l'heure ou elle se pressente chaque jour un peu plus comme étant la clé de la crise morale et économique qui nous mine. Aussi, je me permettrais de vous citer l'immense Karl Marx qui estime que c'est par le travail que l'on s'humanise.

 

Ainsi je ne pense pas que l'on puisse classer les auteurs et les penseurs réferencables selon leur affiliation politique. Nous serions tous perdant à nous priver ainsi de tels modèles!!

 

Par Front de Libération Anti Ségolène - Publié dans : flas
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Mercredi 21 février 2007 3 21 02 2007 20:08

Comme prévu voici le Titre II du "Contre-Pacte Présidentiel", bonne lecture!!

L'équipe du FLAS

Titre 2 : « Présidente du pouvoir d’achat garanti »

 

 

 

 

 

            L’idée même d’un pouvoir d’achat « garanti » est intéressante. Quoi de plus confortable que d’imaginer un Etat omnipotent et tutélaire qui aurait a loisir de gérer le bien être et le bonheur de sa population ! Le pouvoir d’achat est fonction de la richesse de la population. Le garantir de la même manière que l’on contrôlait le prix du pain par la loi du maximum sous la terreur ne revient de fait qu’a se jeter de la poudre aux yeux et a offrir l’illusion de la richesse a la population sans lutter contre les causes réelles de la faiblesse du pouvoir d’achat.

             D’après madame Royale, les causes de cet état de fait à l’origine du malaise social qui ronge le pays est du a des causes diverses. Elle incrimine l’introduction de l’euro ce qui témoigne soit d’un opportunisme politique de grande classe soit d’un euro scepticisme primaire ou encore d’un manque flagrant de maîtrise de la question européenne mais après tout il est toujours bien aisé de taper sur la banque centrale. La deuxième de ces causes est selon elle l’augmentation de la fiscalité locale. Accusation bien maladroite lorsque l’on prône dans la page précédente l’approfondissement de la décentralisation et par conséquent l’augmentation des impôts locaux. Le problème de l’énergie reste en revanche une cause fondamentale de la vie chère et la candidate a raison de préciser ce point que personne encore n’avait remarqué. Elle pointe pour finir le manque de concurrence qui empêcherait un ajustement des prix par le bas. Le fait est que ces considérations générales sur la concurrence ne peuvent être recevable que si elles s’inscrive dans une analyse sectorielle mais faute de précision on peut d’emblée relever la critique faites aux entreprises, comme si les cartels et les ententes oligopolistiques étaient généralisées a toute une économie orchestrée par un groupe de grandes multinationales prenant un plaisir malsain à ecraser la population.

             Madame Royal met l’accent sur la question du logement qui a récemment été portée à l’agenda par la pression associative. Cette question est d’emblée considérée comme relevant de la culpabilité cumulée des propriétaires qui louent trop chers (d’où l’idée d’un service public de la caution), et des maires qui n’appliqueraient pas la Loi SRU.

             La candidate socialiste met ensuite en relief  le problème du surendettement qui touche prés de 11000 familles aujourd’hui. Les fautifs désignés sont les organismes de crédits et les banques via l’usage de la publicité. On ne prend donc pas en compte la responsabilité même des personnes dans le fait que si de tels organismes existent c’est d’abord du fait d’une demande de crédit avant d’être le simple fait de la publicité. Cette question s’avère donc être plus symptomatique qu’explicative du manque de pouvoir d’achat.

             Aussi, la cause principale de la faiblesse du pouvoir d’achat est pour le PS la stagnation des salaires. Cela implique donc d’après ce programme une implication accrue de l’Etat. Or on semble oublier que l’augmentation ou non des salaires dépendent de la répartition de la valeur ajoutée au sein des entreprises. Donc plutôt que d’inciter les entreprises à une répartition plus équitable dans la rémunération du capital et du travail, la candidate préfère pointer les heures supplémentaires du doigt. Elle contribue à dresser par le biais de l’intervention de l’Etat, les salariés contre l’entreprise en vue d’une garantie artificielle du pouvoir d’achat.

             La question des retraites est elle aussi abordée mais de manière assez superficielle dans la mesure ou bien que madame Royal pose l’augmentation des petites retraites comme une priorité, elle ne se prononce pas sur le financement d’une telle réforme qui impliquerait si elle se tient a son engagement vis-à-vis de la dette a prolonger la reforme Fillon , réforme menacée d’abrogation par le PS s’il arrive au pouvoir.

             Les enjeux sont donc clairs pour le parti socialiste, la garanti par l’Etat du pouvoir d’achat doit contribuer a lutter contre la vie chère (lapalissade), a remédier a la stagnation des salaires, a élargir le champs des prestations sociales et enfin a garantir l’accès au logement pour tous.

             Elle met donc en avant 7 propositions en vue de la définition d’une politique de garantie du pouvoir d’achat :

             7-Augmenter les salaires

             Porter le SMIC à 15OO euros fait partie des propositions phares du projet socialiste. A l’initiative de Laurent Fabius, ce projet, derrière sa générosité ne semble pas prendre en compte ni la nature de la définition du salaire au sein de l’entreprise, ni l’impact économique d’un revenu minimum trop élevé. Le niveau des salaires appartient aux modalités de partage de la valeur ajoutée au sein des entreprises. Bien que depuis les années 1990, ce partage soit réalisé au profit des entreprises, il ne faut pas oublier que c’est là la clé de la capacité d’une entreprise à investir. Une augmentation du niveau du SMIC a hauteur de 1500 euros coûterait  prés de 3 milliards d’euros à l’Etat. Cela reviendrait d’après l’économiste Jean Arthuis à augmenter le coût du travail de 25%.

             L’impact économique est double. Il s’agit d’abord d’une inflation par les coûts. En augmentant le prix horaire du travail plus rapidement que la croissance des gains de productivité, on augmente artificiellement les coûts de productions. Les entreprises sont donc moins incités a embaucher et si elles embauchent ce sera au détriment des personnes les moins qualifiées. On risque donc a terme de réduire l’activité et la création d’emplois. La seconde conséquence se traduit par une possible inflation de la demande. Déjà bien connue de Keynes, le plan du PS consiste en une relance de l’économie via la consommation des ménages. On ne prend donc pas en compte le fait, qu’outre la fuite par l’épargne qui limite le multiplicateur keynésien, la demande des ménages est volatile et peut ne pas coïncider avec le marché national. Aussi, il est certain que si comme en 1981, les ménages se jettent sur les produits étrangers, le profit économique sera nul pour la France. Une telle augmentation est donc un non sens économique tant son coût économique serait lourd.

             Le projet d’une conférence nationale n’est pas en soi une mauvaise idée. Encore aurait-il fallu décrire cette idée plus en profondeur. En effet, une telle conférence n’a d’insert que si elle s’adresse aux branches, aux secteurs particuliers de l’économie. Quoi de commun entre une « industrie automobile languissante et une industrie pétrolière qui ne sait même plus quoi faire de son argent » d’après Jean Arthuis ? Qu’en sera-t-il du mode d’organisation ou même des mesures qui y seront prises ? On oscille entre la simple conférence réflexive et l’exhibition syndicale (MEDEF compris).

             L’imposition unilatérale d’une augmentation des salaires ne résoudra pas le fond du problème. Si les salaires stagnent c’est que les entreprises n’ont pas confiance. Chercher à les pénaliser d’avantage en les rendant responsable de ce triste état de fait ne reviendrait qu’à creuser notre propre tombe.

 

 

 

 

               8-Revaloriser les petites retraites et les allocations aux personnes handicapées

             La candidate pose comme première priorité à une nouvelle réforme des retraites la revalorisation a hauteur de 5% des « petites retraites » soit celles des agriculteurs, des artisans, des veuves et plus généralement de tous ceux qui subsistent avec le seul minimum vieillesse. Dans une France ou la population vieillit, la première des priorités ne serait elle pas plutôt de trouver les ressources financières suffisantes en vue de sauvegarder un régime viable de retraite ? Faudra t’il réformer les régimes spéciaux des retraites afin de les porter a la même durée que les retraites du privée ? Faudra t’il encore prolonger la durée de cotisation ? Où allons nous faire porter le financement de la retraite sur la dette ?

             On pourra porter la même critique à l’egard de la neuvième proposition. Il est tout a fait louable de vouloir augmenter de 5% les allocations relatives aux personnes handicapées, la seule question est celle du comment ? Quels fonds ? Comment financer une telle allocation ?

10-Doubler les allocations de rentrée

            Le coût des études augmente d’année en année et se fait de plus en plus pressant tout au long de la scolarité. Il s’agit là d’une charge bien lourde pour les familles c’est un fait entendu par tout le monde. Pour autant, la multiplication des aides est elle une solution viable sur le long terme ? Autant on pourra toujours mettre en doute les conditions de réalisation d’une telle allocation sur le court terme, autant sur le long terme la multiplication des aides ne fait que donner l’illusion d’une augmentation du pouvoir d’achat. En effet, l’image d’un Etat maternant s’oppose directement à celle d’un Etat pensé comme un véritable partenaire économique. Tant que l’on ne s’attaquera pas au fond de la cause de la stagnation des revenus, on pourra s’échiner à multiplier les aides, cela n’aura pour résultat que de favoriser l’assistanat de la population tout en pesant sur cette dernière via la nécessaire augmentation des prélèvements en vue de financer une telle reforme. Cette dernière n’est intéressante qu’a court terme, dans des cas spécifiques si il y a source de financement.

             11-Réduire les coûts bancaires

             Les banques sont ici considérées, après les entreprises, comme les principaux boucs-emissaires, comme les responsables du surendettement de certains ménages. Le fait d’imposer une facture suite aux pénalités bancaires est une bonne idée, encore qu’il ne faudrait pas qu’a l’impératif de transparence se substitue une vraie chasse aux sorcières a l’encontre des établissements bancaires qui , rappelons le, font avant tout leur travail.

             Il est certain qu’il est nécessaire de prévenir le surendettement. N’oublions pas pour autant que si les organismes de crédits existent c’est du fait d’une réelle demande des ménages, ne sous estimons pas la responsabilité personnelle. Les salaires stagnent du fait du manque de confiance des entreprises dans l’avenir, aussi le seul recours pour certains ménages est de recourir à certains types de crédits pour obtenir certains biens de consommations tels qu’une voiture par exemple. La première cause du surendettement est le chômage. Près du tiers des dossiers traites par la banque de France sont lies à ce phénomène. Aussi, il n’y a pas de surprises. Pour lutter contre le surendettement il faut lutter contre le chômage, pour ce faire il faut créer de l’activité et il n’y en aura pas tant que l’Etat s’acharnera à s’attaquer aux entreprises.

             De la même manière on ne saurait accuser les banques de faire du profit. Il n’est pas inutile de se rappeler que le secteur bancaire représente 4,5% du PIB en France et qu’il permet près de 40 000 embauches par an même dans les secteurs dits « sensibles ». La première manière de lutter contre le surendettement outre le fait de recréer de l’activité pour donner aux ménages les moyens de consommer serait de responsabiliser les personnes et de réglementer l’accès au crédit tout en proposant des solutions adaptées a chacun, du micro crédit au crédit bancaire classique. Enfin, il conviendrait d’uniformiser les plans de désendettements à l’échelon national tout en créant un fichier interbancaire permettant de contrôler le nombre de crédit contracté par un particulier. 

 

            12-Lutter contre le logement cher, une sécurité logement tout au long de la vie

                         On continue dans la lancée avec une nouvelle augmentation d’allocation. On a déjà fait référence aux problèmes de financements de telles mesures et à l’idée que cela contribue à une croissance de l’assistanat et aussi a l’illusion d’un véritable pouvoir d’achat effectif.

             Madame Royal s’engage a faire construite 120 000 logements sociaux par an soit 600 000 sur 5 ans. N’oublions pas que l’actuel déficit de 200 000 logements sociaux en France s’explique en partie par la faible construction de ces dits logements lorsque la candidate était ministre du logement. Pour autant l’idée est là et s’avère nécessaire, soit. Quel rapport neamoins avec le livret A ? N’est-il pas paradoxal d’inciter la population à l’épargne alors que la hausse des salaires prévue plus haut doit servir à relancer la croissance par la consommation ?

             Le parti socialiste s’engage dans un second temps à veiller à l’application de la loi SRU qui prévoit la construction d’un ratio minimum de logements sociaux pour toute commune de plus de 20 000 habitants. Il est bien facile de taper sur la tête des maires mais on oublie de penser aux communes qui n’ont pas les moyens financiers de construire ces logements ni à celles qui n’ont pas de terrains disponibles à cet  effet. Cela est aussi valable pour les hébergements d’urgences.

            L’accès au logement apparaît bel et bien comme une priorité dans l’action de la candidate. Pour autant, la mise en parallèle d’un service public de caution avec l’attribution d’avantages fiscaux aux propriétaires abaissants leurs loyers conduit à penser que l’Etat n’a plus qu’à payer les loyers des particuliers ! Et c’est chose faite du fait de l’augmentation des allocations. Il s’agit là d’une mise en scène de la baisse du coût du logement, l’Etat assumant cette charge sera bien obligé de la faire peser d’une autre manière via les prélèvements obligatoires.  

 

             13-Mise en places de différents indices de prix.

             Il existe déjà de nombreux indices permettant de mesurer le pouvoir d’achat des ménages en prenant compte ou non l’inflation. Il est également possible de moduler ces indices suivants diverses variables permettant ainsi de rendre compte du niveau de vie d’un « rmiste » ou d’un « smicard ». Il existe même un institut spécialisé dans ces questions, il s’agit de l’INSEE. Belle proposition rhétorique.

             La politique de lutte contre la vie chère via la garantie par l’Etat du pouvoir d’achat des ménages s’avère n’être qu’une mise en scène de politique économique. En effet, bien qu’attrayantes de prime abord, les différentes mesures présentées ne font que s’attaquer à différents aspects isolés du problème. Le fond de la question du pouvoir d’achat et de ses ramifications dans les problèmes du logement et du surendettement tient à la faiblesse de la croissance de notre économie pénalisée par les archaïsmes de notre système d’aide sociale.

             La lutte artificielle de l’Etat contre la faiblesse du pouvoir d’achat ne peut conduire qu’a un manquement aux règles du pacte de stabilité et par conséquent à une stabilisation de l’euro. De plus on ne peut que constater l’absence de politiques d’incitation de l’Offre. A l’inverse, le PS mise sur une relance de la Demande  via la consommation de ménages par la multiplication d’allocations diverses. On ne peut donc que s’attrister du manque de confiance exprimé par madame Royal à l’ encontre entreprises mais aussi des banques.  

 

 

Par Front de Libération Anti Ségolène - Publié dans : Contre Pacte du FLAS
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